Mégadisq est un trio rennais de pop-rock formé en 2022. Influencés aussi bien par Pond, Kate Bush que David Bowie, chaque morceau résonne comme une bande-son à la fois nostalgique et nouvelle. Le groupe est composé d’Hugo, guitariste-chanteur-compositeur-bidouilleur peroxydé, Nikita, bassiste-chanteuse-claviériste-geek chevelue et Marius, batteur-chanteur-pizzaïolo à casquette.
En juin 2024 le trio a sorti son premier EP Minidisq, quatre titres rythmés à l’énergie rétro-futuriste. Accompagné par les Trans Musicales, Mégadisq s’est produit dans de nombreuses salles du Grand Ouest, dont le Liberté à Rennes.
Le premier album du groupe, Venus is Red, est sorti en vinyle et CD le 17 octobre dernier chez Le Cèpe Records et Foudrage. Les paroles de l’album explorent, avec un parfum de nostalgie et de nihilisme festif, le harcèlement moral, l’isolement des individus sur Terre, de la Terre dans l’univers et tentent une approche de la fin du monde avec une résilience sereine. Chaque titre est une réflexion intime sur le monde, parfois mise en scène autour de personnages au point de vue ambivalent.
Dans la continuité du premier EP, la musique émerge d’un assemblage batterie/boîte à rythme à la manière de Beck ou Gorillaz. S’ajoutent des nappes de synthétiseurs, guitares polyvalentes, dominées par des voix multiformes. Les morceaux de Venus is Red sont les bande-sons pop-rock dynamiques d’une science-fiction aux thèmes universels, défiant les époques. dernier
« Angels Drive Fast », premier single de l’album, illustré par un fantastique clip de Lise Lunel, nous entraine dans une course effrénée et brinquebalante à bord d’une bagnole tout droit tirée d’un film de gangsters des années 80. La vieille Merco en bolide improvisé, s’enfonce dans la nuit à toute allure jusqu’à percuter d’étranges spectres, des créatures lumineuses, qui hantent une forêt pourpre. Des guitares électriques lancinantes, de plus en plus frénétiques, et une basse lugubre évoquent la rengaine d’un moteur à explosion. La voix grave et moelleuse, se métamorphose sur les refrains en éclats de hargne, réveillant les anges en elle, et indiquant à travers les bois une errance dissidente. Ces





















